European chicken commitment : un risque pour la filière ?

26 juillet 2020 - Filières Avicoles

Dernier acteur en date à s’engager pour l’European Chicken Commitment (ECC), Lidl France alerte sur les conditions pour atteindre les objectifs de l’ECC. Des objectifs qui pourraient nuire également à l’économie de la filière selon l’Anvol.

Après une longue période de consultation et de travail avec l’ensemble des parties prenantes, l’enseigne de distribution Lidl France annonce se donner tous les moyens pour remplir les critères définis par l’ECC pour 100 % de ses approvisionnements à marque distributeur sur les produits contenant au moins 50 % de viande de poulet d’ici 2026. Cette initiative portée par une trentaine d’ONG en Europe vise à améliorer les conditions d’élevage des animaux et mettre en place de meilleures pratiques d’abattage.

En parallèle, l’enseigne alerte sur les conditions pour atteindre l’ensemble des objectifs de l’ECC selon le calendrier fixé et appelle à une concertation de tous les acteurs. Puisqu’après consultation des fournisseurs et producteurs partenaires, l’enseigne juge que deux des neuf objectifs, que sont les questions de densité (30 kg/m2 au lieu de 42 kg/m2 actuellement) et de souches à croissance plus lente, sont difficilement envisageables, voire inatteignables, pour 100 % des approvisionnements d’ici 2026.

Lidl invite donc les acteurs à avancer sur ces sujets pour atteindre le plus sereinement possible et en toute transparence l’ensemble des objectifs définis par l’ECC dans les années à venir.

Dans la même veine, l’Anvol (interprofession volaille de chair) souligne dans un communiqué de presse que « l’extension de l’ECC à toutes les productions entrainerait un surcoût du prix du filet de poulet de +60 % qui générerait mécaniquement une augmentation des importations de poulets standards venus de l’étranger. Ces importations représentent déjà 45 % du marché et ne répondent pas systématiquement aux mêmes critères de qualité que les poulets français ».

L’interprofession rappelle par ailleurs les engagements déjà pris par la filière en faveur de l’amélioration du bien-être animal.

La profession a par exemple mis en place des outils de suivi des pratiques des éleveurs : une application pour un audit complet des élevages contrôlé par des organismes indépendants (EVA) et une autre centrée sur le bien-être animal (EBENE).

Pour aller plus loin, la filière a lancé le « Pacte Ambition Anvol 2025 » et débuté un travail d’optimisation de ses modes de production avec six objectifs à cinq ans : 

  1. Répondre à toutes les attentes de tous les circuits 
  2. Offrir un accès à la lumière naturelle à 50 % des volailles
  3. Engager 100 % des élevages dans l’amélioration des bonnes pratiques
  4. Atteindre zéro déforestation pour une alimentation sûre et durable 
  5. Poursuivre la baisse des traitements antibiotiques (- 60 % entre 2010 et 2025)
  6. Maintenir les élevages familiaux
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