Influenza aviaire : un programme d'indemnisation à l'étude pour les cas particuliers

18 octobre 2021 - Filières Avicoles

À l’occasion du congrès de la CFA, Jean-Michel Schaeffer a rappelé que si les éleveurs de poules pondeuses avaient été indemnisés suite à l'épisode d'Influenza aviaire, il reste des situations spécifiques encore sans solutions.

« Comment ne plus revivre ça ? ». Alors que l’hiver approche, la feuille de route post-crise Influenza Aviaire établie par les groupes de travail mis en place par le ministère de l’Agriculture devrait bientôt passer l’épreuve du feu.

À l’occasion du Congrès du CFA, son président Jean-Michel Schaeffer a rappelé que si une enveloppe spécifique avait pu être obtenue pour aider les éleveurs de poules pondeuses qui ont dû détruire ou valoriser leurs œufs, si une prise en charge des pertes des gaveurs a pu être mise en place jusqu’à 90 jours après la fin de restriction sanitaire, il reste néanmoins « des cas particuliers sans solutions dont nous devons nous occuper ». C’est le cas notamment des éleveurs touchés en zone indemne, mais aussi de ceux qui ont dû détruire leur aliment ou encore des jeunes qui n’ont pas pu démarrer leur production alors qu’ils allaient s’installer.

« Nous travaillons, dans le cadre du FMSE, sur un programme d’indemnisation spécifique pour ces cas particuliers, comme cela avait été fait lors des précédents épisodes. Cela prend du temps et nécessite d’obtenir des assurances juridiques », a-t-il affirmé.

Mais la question essentielle reste : comment faire pour que cet épisode ne se reproduise pas ? Une question qui a suscité ces derniers mois de houleux débats, notamment sur l’obligation de mise à l’abri des palmipèdes pendant les périodes à risques, qui jusque récemment pouvait faire l’objet d’une dérogation pour les élevages de moins de 3200 têtes. Si ce plafond est désormais limité à 1200 animaux, il continue d’inquiéter une large partie de la profession, dont le CFA fait partie, qui aurait préféré qu’il ne puisse pas y avoir d’exception à la règle.

« L’obligation de mettre à l’abri tous les palmipèdes pendant les périodes à risques est une absolue priorité, rappelle le président de la CFA. Bien sûr, il faut pouvoir accompagner les éleveurs pour mettre en œuvre cette obligation, notamment ceux avec peu d’animaux et avec des capacités d’investissement faibles. Mais il en va de la sauvegarde de l’élevage en plein air et de nos savoir-faire, de vos savoir-faire, ici, dans le Sud-Ouest, en Occitanie ou en Nouvelle-Aquitaine. »

Il ajoute qu’il n’est pas question de remettre en cause le plein air, et déplore par ailleurs « l’instrumentalisation de la crise à des fins syndicales et politiques de la part de certaines organisations. »

En plus de la mise à l’abri, la Confédération encourage les acteurs à travailler sur les questions de densité d’élevage dans certaines zones bien identifiées, le renforcement des mesures de biosécurité et la vaccination.

« Nous ne pourrons pas revivre l’hiver 2020/2021 aussi bien d’un point de vue psychologique, qu’économique », conclut-il.

ELO Santé Nutrition

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