La CFA dénonce « l’asphyxie » de la filière sous la hausse des coûts de production

21 février 2022 - Filières Avicoles

La flambée continue des matières premières, mais aussi de l’ensemble des autres charges entraîne une hausse historique des coûts de production. La Confédération Française de l’Aviculture demande des hausses immédiates des prix de vente.

Le coût de l’alimentation des volailles, qui représente à lui seul 65 % du coût de production, est en constante augmentation depuis des mois.

Pour le poulet standard, l’indice Itavi du coût des matières premières dans l’aliment est en très forte hausse par rapport à son niveau de l’année précédente (+16,7 % janvier 2022/janvier 2021) et se maintient au-dessus du seuil de +/— 10 % pour le seizième mois consécutif.

« Dix centimes de revalorisation pour une escalope, cinq centimes pour une cuisse et dix centimes pour une part de poulet Label Rouge sont nécessaires pour prendre en charge cette augmentation des coûts de production », explique la CFA dans un communiqué.

Pour les poules pondeuses, cet indice s’élève à + 17,4 % par rapport à l’année précédente, au-dessus du seuil de +/— 10 % pour le seizième mois consécutif.

« Deux centimes d’euro de revalorisation par œuf sont nécessaires et cinq centimes pour le bio », ajoute le syndicat.

Concernant les autres espèces, la situation est identique, avec + 16,2 % sur un an pour le poulet label, +15,1 % pour la dinde, +15,8 % pour la pintade, + 20 % pour le canard à rôtir, +22 % pour le canard gras et +10,7 pour le lapin.

Les éleveurs de gibiers subissent aussi de fortes hausses avec +15 à +20 % pour l’aliment.

À cela s’ajoute la hausse de l’ensemble des autres charges : l’énergie avec la flambée des prix du gaz et de l’électricité, le gasoil, mais aussi le coût des bâtiments et de la main d’œuvre.

« La loi Egalim 2 est censée protéger la rémunération des agriculteurs, garantir une meilleure répartition de la valeur au sein de la filière et une juste rémunération de l’ensemble des maillons, rappelle la CFA. Mais cette loi s’avère inefficace pour répercuter les coûts aux éleveurs. La transparence sur les coûts réels de production des éleveurs est nécessaire, avec une loi qui se voit concrètement dans les exploitations agricoles.

C’est pourquoi le syndicat demande des hausses immédiates des prix de vente, sans attendre les conclusions des négociations « longues et difficiles » avec la grande distribution.

« Il en va de la survie de nos filières avicoles et cunicoles françaises, et de la souveraineté alimentaire de la France pour l’ensemble de ces produits qui font partie intégrante de notre patrimoine culinaire », déclare Jean-Michel Schaeffer, président de la CFA.

Filières Avicoles - Formules d'abonnement

DE L'ÉLEVAGE À LA TRANSFORMATION DES VOLAILLES ET DES ŒUFS

● L'actualité forte et les données économiques de chaque filière
● De nombreux reportages en élevages et dossiers thématiques
● Les conseils des meilleurs experts en technique et en gestion

Profitez d'une offre découverte 3 mois