LDC : des résultats stables malgré la crise sanitaire

28 mai 2021 - Filières Avicoles

Fin mai, le groupe LDC publiait ses résultats annuels. Ses ventes sont en progression en France grâce à la consommation à domicile. Et si l’activité à l’international a été marquée par la fermeture de la restauration, le groupe affiche une situation financière consolidée, lui permettant d’augmenter ses dividendes.

Sur l’exercice 2020-2021 (du 1er mars 2020 au 28 février 2021), le groupe LDC enregistre un chiffre d’affaires stable à 4,4 Mds d’€ (+0,2%) avec des volumes en hausse de 1,0% par rapport à l’exercice 2019-2020. A périmètre identique et taux de change constant, le chiffre d’affaires est en retrait de 1,4% et les volumes vendus en repli de 1,1%.

Volaille France : stabilité du chiffre d’affaires grâce aux acquisitions et à la consommation à domicile

Hors amont, les ventes du pôle Volaille sont stables à 2 997,2 M€ et les volumes vendus ressortent en baisse de 0,6% par rapport à l’exercice 2019-2020. A périmètre identique (Sociétés Ramon 1er juin 2019 et Luché Traditions Volailles 1er décembre 2019), les activités du pôle sont en repli de 1,1% en valeur et de 1,7% en volumes.

Avec le pôle amont, le chiffre d’affaires annuel du pôle Volaille ressort à 3 327,4 M€ enregistrant une hausse de 0,8% (-0,9% à périmètre identique). La baisse de la consommation hors domicile a été globalement pondérée par un transfert des volumes vers la GMS et le commerce de détail. Face à une situation sans précédent, le groupe a ainsi démontré l’agilité de son outil de production et la forte mobilisation de ses équipes.

International : une activité marquée par la fermeture de la restauration en Europe 

Sur l’ensemble de l’exercice (janvier à décembre), le chiffre d’affaires baisse de 5,8% à 445,7 M€ malgré des volumes en progression de 6,4% traduisant des tensions persistantes sur les prix de vente du poulet et des spécialités (canard et oie). Les ventes à l’export sont en retrait en raison de la crise sanitaire. L’activité de l’exercice aura également été pénalisée par un effet de change négatif à hauteur de 4%. L’intégration réussie des sociétés Kiplama en Belgique (1er juillet 2019) et de Marnevall en Hongrie (1er mars 2020) a permis de limiter la baisse des activités. Hors croissances externes et à taux de change constant, l’activité enregistre une baisse de 7,7% en valeur et de 1,8% en volumes.

Traiteur : progression des ventes portée par la consommation à domicile

Sur l’exercice, l’activité du pôle s’élève à 655,1 M€ en progression de 1,6% avec des volumes vendus en hausse de 2,4% en intégrant la Société Asia General Food à compter du 1er novembre 2020. A périmètre identique, le chiffre d’affaires augmente de 0,6% et les volumes de 2,3%. Les ventes ont bénéficié tout au long de l’année de l’évolution favorable de la consommation à domicile en frais comme en surgelés ainsi que du développement des produits à marques (Marie, Traditions d’Asie) sur toutes les familles.

Des performances satisfaisantes compte tenu du contexte

La compétitivité industrielle des sites et la bonne orientation du mix-produits permettent au groupe d’afficher des résultats satisfaisants compte tenu du contexte. L’EBE ressort en progression de 1% à 359,5 M€. Le résultat opérationnel courant s’établit à 194 M€ contre 201,5 M€ pour l’exercice 2019-2020. Il ressort ainsi, en repli limité de 3,7%, plus favorable que l’objectif fixé qui prévoyait un retrait de 5% à 10% pour l’exercice.

Le résultat opérationnel courant du pôle Volaille France (incluant l’Amont), intégrant la hausse des matières premières constatée à compter du second semestre, ressort à 141,5 M€ contre 153,8 M€ en 2019-2020, en repli de 8,0%, représentant un taux de marge opérationnelle courante de 4,3%.

Le pôle International affiche un résultat opérationnel courant de 18,5 M€ en retrait de 14,4%. Cette évolution doit être appréciée au regard de la fermeture de la restauration ainsi que par une surproduction conjoncturelle sur le marché du canard et des oies en Europe qui a impacté les prix de vente à la baisse.

Enfin, le pôle Traiteur affiche un résultat opérationnel courant historique de 34 M€ contre 26 M€ en 2019-2020. Le taux de marge opérationnelle atteint 5,2% contre 4,0% en 2019-2020.

Après prise en compte de l’impôt sur les sociétés et du résultat financier, le résultat net part du groupe est de 140,7 M€ contre 143,7 M€ au cours de l’exercice précédent.

Une situation financière consolidée

Au 28 février 2021, les capitaux propres s’élèvent à 1 521 M€ contre 1 408 M€ au 29 février 2020. La capacité d’autofinancement de 318,2 M€ est en hausse de 5,1% et la génération de free cash-flow est positive à hauteur de 116,9 M€. La situation financière particulièrement saine du groupe fait ressortir une trésorerie nette de 123,1 M€. Avec 220 M€ d’investissements programmés sur l’exercice, le groupe confirme ses efforts d’investissements volontaires pour accompagner le retour à la croissance de ses ventes.

Dividende

Le Directoire proposera à l’Assemblée Générale du 19 août 2021, le versement d’un dividende de 1,80 € par action contre 1,20 € versés au titre de l’exercice précédent marqué par la crise sanitaire.

Perspectives 2021-2022 : un contexte favorable avec des points de vigilance

Le début d’exercice reste marqué par la fermeture des circuits de restauration collective et commerciale avec des tensions fortes et persistantes sur les prix des matières premières et consommables. Dans ce contexte, de nouvelles hausses de tarifs sont nécessaires pour préserver l’équilibre de la filière.

En volaille et à l’International, LDC devrait bénéficier d’une meilleure orientation du prix du canard et des oies en Europe.

Après le feu vert de l’Autorité de la Concurrence quant à la reprise des actifs et du personnel du groupe Ronsard (N°4 français), l’année sera consacrée à l’intégration et au redressement des activités reprises (600 collaborateurs, 3 sites pour environ 120 M€ de chiffre d’affaires). La réussite de ce projet industriel doit permettre de renforcer la filière avicole, de sécuriser les emplois dans les territoires et d’accélérer la stratégie de reconquête des importations en France.

Compte tenu de ces perspectives, le groupe aborde le nouvel exercice avec davantage de confiance. Pour autant, LDC reste particulièrement attentif à l’évolution de la consommation et à la hausse persistante du coût des matières premières. Au regard de ces éléments, les objectifs de résultats pour l’exercice en cours seront présentés à l’occasion de la publication des prochains résultats semestriels.

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