Thomas Couépel ajoute 3 000 m² à son exploitation

Souvenez-vous, c'était en 2012... En mars, il nous faisait part de sa collaboration avec Zootests (FA n°751), et en septembre il nous présentait sa toute nouvelle chaudière biomasse avec échangeur air-air intégré (FA n°756). Un an auparavant déjà, il témoignait sur l'utilisation des huiles essentielles pour lutter contre les biofilms... Quatre années plus tard, qu'est-il devenu ? Nous avons pris de ses nouvelles.

thomas-couepelPetite piqûre de rappel : installé à Andel dans les Côtes d'Armor, il gère depuis 1998 une exploitation de 2 400 m² sur deux bâtiments. « Aujourd'hui, je suis toujours éleveur de volailles de chair, à la différence que mon exploitation va bientôt prendre une autre dimension. Je vais en effet gérer un troisième bâtiment ! Mon projet d'agrandissement sort enfin de terre après presque quatre ans de réflexions et de démarches administratives. Le terrassement a débuté, les travaux devraient être terminés en mars 2017. » Objectif pour Thomas Couépel : avoir un site plus important pour écraser certaines charges et être ainsi plus compétitif.

« Et puis cela faisait plusieurs années que l'on en parlait : ce projet va permettre à mon épouse de me rejoindre sur l'exploitation. Coiffeuse, elle arrêtera son activité à la fin de l'année pour ensuite travailler à mes côtés à temps plein ».

Parent de trois enfants dont le plus jeune a 2 ans, le couple a aussi choisi de se lancer dans cette aventure parce qu'elle représente bien plus qu'un projet de carrière, mais également un projet de vie de famille. Dès l'année prochaine, un troisième bâtiment, cette fois de 120 mètres de long sur 25 mètres de large (coque Le Couillard avec fenêtres) accueillera ses premières locataires (poulet sexé, coquelet, pintade en fonction de la demande du marché).

[caption id="attachment_1823" align="alignleft" width="300"]batiment5 Thomas Couépel a fait le choix de ce type de bâtiment pour agrandir son exploitation.[/caption]

Pour les équipements, Thomas Couépel a choisi de faire confiance à Roxell avec qui travaille déjà. « Concernant la ventilation, les nombreuses visites d'élevages en France et à l'étranger nous ont décidés à sélectionner le système Skov avec cheminées et extraction en pignon », indique l'éleveur. « Le fait est qu'il faut des bâtiments modernes, et surtout adaptés aux souches actuelles qui ont forcément de nouvelles exigences. » S'il a installé une chaudière biomasse bois pour le chauffage de ces deux premiers poulaillers, Thomas admet aujourd'hui qu' « on est vite rattrapé par la réalité ! Ce système est très efficace, mais il nécessite un gros linéaire de bois que je n'ai pas. » À terme, il projette d'installer une chaudière centrale pour toute son exploitation, mais pour l'heure il a fait le choix d'une chaudière à gaz Spiraflex, adaptée à la dimension de son projet. Question management de son élevage, l'éleveur utilise toujours les huiles essentielles pour lutter contre les biofilms en faisant confiance à Dynastim. Efficace, le protocole est adaptable à plus grande échelle. Il ne compte donc pas s'en passer de si tôt !

« Je poursuis également ma collaboration avec les équipes Zootest. A chaque lot son test ! C'est toujours aussi enrichissant, tant d'un point de vue technique qu'humain ».

Au total, le couple a investi 300 euros/m². Bien que résolument optimiste, Thomas ne cache pas son inquiétude pour l'avenir. « J'espère qu'on va s'en sortir, et que la production va tirer vers le haut. En tout état de cause, il faut changer d'état d'esprit, et chacun doit y mettre du sien », confie l'éleveur élu président de la commission volailles de chair chez Le Gouessant, également élu à la Chambre d'agriculture.

« D'un point de vue économique, nous avons des niveaux de marges très faibles, trop faibles compte tenu du montant d'investissement des nouveaux bâtiments. Le contexte est d'autant plus difficiles que le marché est ouvert à d'autres intervenants étrangers auxquels nous sommes obligés de nous aligner. Et la pyramide des âges avançant, je ne vois pas comment nous pourrons transmettre des outils de production compétitifs. Il faut avoir des niveaux de revenus suffisants pour être en mesure d'investir ! »

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