C’est Clément Bluteau (à gauche) qui s’occupe de l’unité de méthanisation, ici accompagnée de son père et associé Florent Bluteau. Crédit photo : Sandrine Pelletier

Produire de l'électricité grâce aux effluents d'élevage

14 octobre 2022 - Sandrine Pelletier

Après avoir installé plusieurs centaines de mètres carrés de panneaux photovoltaïques, c’est vers une unité de méthanisation que le Gaec des Vallons s’est tourné pour augmenter sa production en électricité.

Quand le Gaec des Vallons à Menomblet en Vendée a été créé, ils étaient trois associés, Florent et Guylaine Bluteau et Stéphane Girardeau. Plus tard, en 2019, Clément Bluteau rejoint l’équipe en devenant le quatrième associé. L’exploitation compte deux bâtiments de 4 000 volailles chacun élevées en label rouge de Challans, ainsi que 120 vaches parthenaises allaitantes.

C’est en 2008 que le Gaec commence à s’intéresser à la méthanisation, le stockage du fumier devenant compliqué. Au début des années 2000 le bâtiment de stockage des effluents d’élevage est construit afin de se mettre aux normes, mais le besoin de trouver une autre solution pour les effluents se fait sentir. Les associés vont alors voir la première unité de méthanisation construite en Vendée à la Verrie, celle de Denis Brosset du Gaec du Bois Joli.

« Le système tel qu’il était exploité ne nous convenait pas, on était à l’époque encore dans les balbutiements de la méthanisation et nous n’avions pas suffisamment de recul pour nous lancer dans une entreprise fiable. Nous avons donc décidé de patienter le temps de voir comment la technologie évoluait », souligne Florent Bluteau.

Une unité de méthanisation en cogénération

Quelques années plus tard, un salon est organisé par la Cavac sur lequel est présente l’entreprise Métajade qui présentait un garage extérieur qui a tout de suite séduit les associés pour sa facilité d’utilisation.

« On s’y est intéressé de plus près en étudiant la puissance à quelle on pouvait monter avec le fumier que nous avions sur l’exploitation. Nous avons évalué à 75 KW de production que l’on pouvait faire au maximum. En allant un peu plus loin, on s’est rendu compte que l’unité de méthanisation coûtait trop cher au regard du chiffre d’affaires estimé. Donc deux solutions, soit on ne faisait pas, soit on demandait aux voisins éleveurs s’ils étaient d’accord pour nous apporter leur fumier moyennant de l’aide en échange avec le tracteur, un homme et une benne pour vider les bâtiments. Une fois le cycle de méthanisation terminé, on leur retourne la même quantité de digesta que la quantité de fumier qu’ils nous ont donné », complète l’éleveur.

L’accord des voisins permet d’augmenter la quantité de fumier disponible pour faire fonctionner l’unité de méthanisation. Se mélangeront ainsi des effluents d’élevages de volailles, de bovins et de chèvres permettant une production d’électricité estimée alors entre 100 KW et 120 KW. L’affaire devient ainsi rentable et les associés décident d’investir dans une unité de méthanisation en cogénération par voie sèche avec une génératrice qui permet de produire jusqu’à 150 KW/heure.

Retrouvez l’article complet dans le Hors Série Equipement Bâtiment Durable de décembre 2022.
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